Avant une série de fauches, une exploitation située en Mayenne souhaite vérifier plusieurs prairies afin de réduire le risque de rencontrer de jeunes animaux dissimulés dans une végétation haute.
L’objectif est d’utiliser un drone équipé d’une caméra thermique pour parcourir rapidement les parcelles avant le passage des machines, repérer des signatures suspectes et guider une équipe au sol vers les points à vérifier. L’imagerie thermique constitue ici un outil de recherche : toute détection doit être confirmée sur place.
Mayenne (53)
Détecter les faons avant fauchage
48 ha de prairies
Le scénario s’appuie sur un DJI Matrice 4T, la mission est programmée tôt le matin afin de rechercher un contraste thermique plus lisible entre les animaux, la végétation et le sol. Les parcelles sont découpées en couloirs de recherche pour éviter les zones non couvertes et faciliter le suivi de la mission.
Lorsqu’une signature thermique est repérée, sa position est transmise à l’équipe au sol. Celle-ci effectue la vérification et applique le protocole défini avec l’exploitant et les acteurs compétents. Le drone ne remplace ni l’identification visuelle ni la décision humaine : il réduit la surface à parcourir à pied en orientant la recherche.


La recherche de faune avant fauche demande de concilier vitesse de couverture et fiabilité des vérifications. Une signature chaude peut correspondre à un animal, mais aussi à une pierre, une zone de sol ou un autre élément ayant accumulé de la chaleur.
Repérage des parcelles prévues à la fauche puis survol des prairies tôt le matin, lorsque le contraste thermique avec le sol est généralement plus favorable.
Repérage des signatures thermiques compatibles avec la présence d’un animal et enregistrement de leur position pour permettre une vérification rapide par l’équipe au sol.
Transmission à l’exploitant des zones parcourues, des points contrôlés et des secteurs restant à vérifier avant le démarrage des travaux agricoles.
Vous souhaitez structurer un protocole de détection de faune
par drone thermique avant des travaux agricoles ?
La méthodologie privilégie une intervention peu avant la fauche et aux heures les plus favorables à la lecture thermique. Le plan de vol est adapté à la taille de la parcelle, à la hauteur de la végétation et à la résolution recherchée. L’opérateur surveille l’image thermique en temps réel et marque chaque point qui mérite un contrôle.
La qualité du dispositif dépend ensuite de l’organisation au sol. Les points sont vérifiés sans délai afin de distinguer les animaux des faux positifs. La parcelle n’est considérée comme contrôlée qu’après combinaison du survol et de ces vérifications. Les conditions météorologiques, la température du sol et la densité de végétation peuvent modifier fortement la détectabilité.


Dans ce scénario, les 48 ha sont parcourus selon un ordre défini avec l’exploitant. Les signatures thermiques repérées sont transformées en points de contrôle géolocalisés, ce qui évite à l’équipe au sol de rechercher au hasard dans l’ensemble des prairies et permet de concentrer les vérifications avant le passage des machines.
2 pylônes inspectés en 36 minutes, sans aucune intervention humaine en hauteur.
Imagerie haute résolution et thermographie infrarouge pour une détection fiable des anomalies.
Trajet de vol sauvegardé dans DJI Pilot 2, redéployable à l’identique pour les futures campagnes.
La caméra thermique détecte les différences de température entre les animaux et leur environnement. Lorsqu’un faon est dissimulé dans une prairie, sa signature thermique peut ainsi apparaître sur l’image même s’il reste difficile à distinguer avec une caméra classique.
Lorsque la végétation et le sol sont encore frais, le contraste thermique avec l’animal est généralement plus important. Les premières heures de la journée peuvent donc offrir de meilleures conditions pour identifier certaines signatures thermiques.
Le drone permet de repérer une signature thermique et de déterminer sa position dans la parcelle. Une équipe au sol peut ensuite rejoindre la zone afin de vérifier la présence de l’animal et d’appliquer la procédure prévue avant la fauche.
Les jeunes faons peuvent rester immobiles et dissimulés dans les hautes herbes plutôt que de fuir à l’approche d’un engin. Ils peuvent donc être très difficiles à repérer depuis le sol avant le passage des machines.
La surface dépend du drone utilisé, de l’autonomie, de la hauteur de vol, de la configuration des parcelles et du niveau de détail recherché. L’intérêt du drone est de pouvoir examiner méthodiquement une prairie avant le début des travaux.
Non. Elle peut faire apparaître différentes sources de chaleur : animaux, oiseaux, pierres chauffées ou autres éléments. Les images doivent donc être interprétées et les détections confirmées au sol.
Non. Il sert à accélérer la recherche et à localiser les zones suspectes. La confirmation et la sécurisation de l’animal restent des opérations réalisées au sol.
Elle permet d’ajouter une étape de contrôle préalable structurée, de couvrir la parcelle de manière systématique et de réduire le risque de passer à proximité d’un animal non détecté.
















Pour une recherche thermique avant fauche, l’objectif n’est pas de “reconnaître” un animal depuis le ciel à tout prix, mais de produire rapidement une liste courte de points fiables à vérifier au sol.