Après plusieurs semaines sèches en Gironde, une exploitation viticole observe des écarts de vigueur entre différents blocs d’une même propriété. À l’œil nu, les différences restent difficiles à hiérarchiser à l’échelle de la parcelle.
L’objectif est d’utiliser un drone multispectral pour obtenir une lecture homogène de 32 ha de vigne, repérer les zones dont la réponse végétative s’écarte du reste de la parcelle et cibler les contrôles au sol liés au stress hydrique. Le drone ne pose pas à lui seul un diagnostic : il sert à localiser et prioriser les vérifications agronomiques.
Gironde (33)
Détecter et cibler les zones liées au stress hydrique
32 ha de vigne
Le scénario s’appuie sur un DJI Mavic 3 Multispectral pour l’acquisition des bandes visibles, red edge et proche infrarouge, puis sur le logiciel Pix4Dfields pour produire et comparer les cartes d’indices. La mission est préparée pour conserver une hauteur, un recouvrement et des conditions d’acquisition aussi constants que possible entre les blocs.
L’analyse croise notamment NDVI et GNDVI. Une baisse d’indice n’est jamais interprétée automatiquement comme un manque d’eau : les zones atypiques sont transformées en points de contrôle, puis confrontées aux observations de terrain, à la structure du sol, à l’état sanitaire et à l’historique de la parcelle.


Le principal enjeu est de transformer une carte multispectrale en outil d’aide au diagnostic, sans confondre corrélation et cause. Une faible vigueur peut provenir d’un stress hydrique, mais aussi d’un problème de sol, d’un défaut de plantation, d’une maladie ou d’un accident cultural.
Définition des blocs à comparer, des zones à surveiller et du créneau de vol afin de disposer de conditions d’acquisition homogènes sur l’ensemble des 32 ha.
Réalisation d’un vol automatisé avec un capteur multispectral afin d’enregistrer les bandes nécessaires à la production des cartes de végétation et de conserver une couverture régulière de la vigne.
Génération des cartes de vigueur dans Pix4Dfields, puis comparaison des indices NDVI et GNDVI pour faire ressortir les secteurs présentant une réponse végétative différente du reste de la parcelle puis sélection de points de contrôle dans les zones faibles,
Vous souhaitez cartographier la vigueur d’une vigne, comparer plusieurs
indices multispectraux ou construire un protocole de suivi reproductible ?
La méthodologie repose sur trois principes : standardiser l’acquisition, comparer plusieurs indicateurs et vérifier les anomalies au sol. Le plan de vol est préparé pour limiter les écarts de résolution et d’exposition, puis les cartes sont traitées dans un même référentiel.
Les zones présentant les écarts les plus marqués sont classées par priorité. Un échantillonnage terrain est ensuite réalisé dans des secteurs contrastés afin de confirmer ou d’écarter l’hypothèse de stress hydrique. Lors de campagnes successives, le même protocole peut être répété pour suivre l’évolution des zones sensibles.


Dans ce scénario, l’analyse permet de faire ressortir plusieurs secteurs de vigueur contrastée et de concentrer les observations terrain sur une fraction de la surface totale, plutôt que de parcourir les 32 ha sans hiérarchisation. Le livrable associe cartes d’indices, zonage des secteurs à vérifier et points de contrôle géolocalisés.
2 pylônes inspectés en 36 minutes, sans aucune intervention humaine en hauteur.
Imagerie haute résolution et thermographie infrarouge pour une détection fiable des anomalies.
Trajet de vol sauvegardé dans DJI Pilot 2, redéployable à l’identique pour les futures campagnes.
Le drone multispectral enregistre des informations dans plusieurs bandes spectrales invisibles à l’œil humain. Ces données permettent de calculer des indices de végétation et de faire ressortir les zones présentant une activité végétale différente, pouvant révéler un stress hydrique ou une baisse de vigueur.
Des indices comme le NDVI ou le GNDVI peuvent être utilisés pour comparer la vigueur des ceps sur l’ensemble de la parcelle. Ils permettent surtout de mettre en évidence les variations spatiales et d’identifier les zones nécessitant une observation complémentaire sur le terrain.
Non. La cartographie aérienne sert avant tout à orienter les observations. Elle permet d’identifier rapidement les zones atypiques afin que l’exploitant ou l’agronome concentre ses contrôles au sol sur les secteurs les plus pertinents.
Le moment dépend de l’objectif agronomique recherché et du stade de développement de la vigne. Pour suivre l’évolution d’une parcelle, plusieurs acquisitions réalisées à des périodes comparables permettent également d’observer les changements dans le temps.
La surface dépend du drone, de l’altitude de vol, de la résolution recherchée et des contraintes du site. L’intérêt du drone est de pouvoir cartographier rapidement une parcelle entière tout en conservant un niveau de détail élevé.
La mission peut produire une orthomosaïque, différentes cartes d’indices de végétation, des zonages de vigueur ainsi que des exports cartographiques permettant de localiser précisément les zones à contrôler.
La cartographie permet d’obtenir une vision globale et homogène de la parcelle. Elle facilite la comparaison entre différentes zones et aide à prioriser les contrôles ou interventions sans parcourir systématiquement l’ensemble du vignoble.
















Conseil méthode : la valeur d’un vol multispectral ne vient pas d’une couleur sur une carte, mais de la capacité à retrouver la même zone sur le terrain, à la comparer à une zone témoin et à suivre son évolution dans le temps.