Là où une caméra classique ne capture que le spectre visible, un capteur multispectral enregistre plusieurs longueurs d’onde invisibles à l’œil nu pour révéler l’état réel des cultures. En combinant ces données avec des logiciels spécialisés, chaque parcelle devient une carte de diagnostic : niveaux d’azote, stress hydrique, teneur en chlorophylle, hétérogénéité du couvert végétal.Le résultat est concret : prises de décision d’irrigation, de fertilisation ou de traitement plus précises, des ressources mieux utilisées, et plusieurs hectares analysés en quelques minutes.
Concrètement, la mise en oeuvre repose sur un plan de vol automatisé exécuté par un drone équipé d’un capteur multispectral dédié – comme le MicaSense couplé au DJI Matrice 400 ou le DJI Mavic 3 Multispectral. Durant le survol, plusieurs bandes spectrales sont enregistrées simultanément : proche infrarouge, infrarouge, ultraviolets. Ces données brutes sont ensuite importées dans un logiciel de traitement comme Pix4Dfields, qui génère des orthomosaïques géoréférencées et des cartes d’indices de végétation exploitables directement sur le terrain. C’est cette chaîne complète, acquisition, traitement, interprétation, qui transforme un simple survol en outil de diagnostic agronomique, capable de révéler les hétérogénéités invisibles à l’oeil nu sur l’ensemble d’une parcelle.
Le drone exécute un plan de vol automatisé et couvre la parcelle entière en quelques minutes.
Le capteur multispectral enregistre simultanément plusieurs bandes spectrales invisibles à l’œil nu.
Les données brutes sont importées dans Pix4Dfields pour générer des cartes précises de végétation.
Les indices comme le NDVI révèlent les zones de stress, carences et hétérogénéités de la parcelle.
Les cartes produites orientent les décisions d’irrigation, fertilisation ou traitement au bon endroit.
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L’analyse multispectrale par drone consiste à capturer plusieurs bandes spectrales invisibles à l’œil nu, comme le proche infrarouge, au-dessus d’une parcelle. Les données sont ensuite traitées via un logiciel comme Pix4Dfields pour générer des cartes de diagnostic révélant stress hydrique, carences en azote ou pertes de chlorophylle avant tout signe visuel.
L’imagerie multispectrale s’applique à la grande majorité des cultures : céréales, viticulture, arboriculture, maraîchage, horticulture et foresterie. Toute culture présentant des hétérogénéités de parcelle ou des risques de stress hydrique et nutritionnel peut bénéficier d’un diagnostic spectral pour optimiser les interventions agronomiques.
Un vol multispectral repose sur un plan de vol automatisé exécuté par un drone équipé d’un capteur dédié, comme le DJI Mavic 3 Multispectral ou le DJI Matrice 400 couplé au MicaSense. Plusieurs bandes spectrales sont enregistrées simultanément durant le survol, puis les données brutes sont importées dans Pix4Dfields pour générer des cartes de végétation exploitables.
Les indices de végétation les plus courants incluent le NDVI, qui mesure la vigueur végétale, mais aussi des indicateurs liés à la teneur en chlorophylle, à la biomasse, au statut hydrique et aux niveaux d’azote. Ces indices permettent d’identifier précisément les zones de stress ou de carence au sein d’une parcelle.

Le capteur multispectral détecte le stress hydrique, les carences en azote et la perte de chlorophylle avant tout signe visible sur la culture.

Un drone multispectral couvre plusieurs hectares en quelques minutes, là où des relevés terrestres mobiliseraient plusieurs jours de travail.

En croisant les cartes de végétation générées, chaque intervention, fertilisation, irrigation, traitement, est appliquée uniquement là où c'est nécessaire.

Les indices de végétation calculés fournissent une base factuelle pour arbitrer le moment optimal de récolte, d'irrigation ou de fertilisation.
L’imagerie multispectrale transforme chaque parcelle en un diagnostic précis.