Dans un entrepôt, le métier de cariste ne se limite pas à la conduite. Au fil de la journée, l’opérateur monte et descend du chariot, contrôle les palettes, replace un colis, filme une charge, effectue une reprise manuelle ou prépare une zone avant expédition. Pris séparément, ces gestes paraissent simples. Répétés toute la journée, ils peuvent devenir fatigants.
L’objectif de ce test est donc très concret : vérifier si un exosquelette peut apporter un soutien utile pendant les phases de manutention, sans compliquer le travail du cariste ni gêner ses déplacements.
Entrepôt logistique
1 semaine de test terrain
Quais, zone de préparation et circulation chariots
L’équipe sélectionne plusieurs caristes volontaires sur un poste où la conduite alterne avec des manipulations manuelles. Les situations les plus observées sont les prises de colis à faible hauteur, les redressements répétés, les reprises de palettes et les gestes réalisés autour du chariot.
Plutôt que de chercher à faire porter l’exosquelette toute la journée, le test vise à comprendre à quels moments il apporte réellement quelque chose. Cette approche permet aussi d’identifier les situations où l’équipement doit être retiré ou désactivé.


Le projet doit répondre à trois questions simples :
La sécurité reste prioritaire : la compatibilité avec le poste de conduite, le siège, les systèmes de retenue et les commandes doit être vérifiée avant d’envisager le port de l’exosquelette pendant la conduite.
Avant de choisir un modèle, l’équipe observe une journée type : conduite, descentes fréquentes du chariot, contrôle des palettes, filmage, repositionnement de colis et reprises manuelles. L’objectif est d’identifier les moments où le dos est réellement sollicité.
L’exosquelette est ensuite testé sur les phases manuelles : prises basses, redressements, maintien d’une charge et manipulations répétées autour du chariot. Les opérateurs évaluent le confort, la liberté de mouvement et l’aide ressentie au fil du poste.
À partir des retours terrain, l’entreprise définit quand l’exosquelette doit être porté, retiré ou désactivé. La compatibilité avec la conduite, le siège, la ceinture et les commandes du chariot est vérifiée séparément avant tout usage pendant la conduite.
Vous souhaitez tester un exosquelette avec vos caristes ?
Le test est volontairement simple. Chaque opérateur utilise l’exosquelette sur des séquences représentatives de sa journée, avec un réglage adapté à sa morphologie. Après chaque séquence, il donne son ressenti : aide perçue, confort, chaleur, liberté de mouvement, facilité pour se pencher ou se relever.
Les retours sont ensuite comparés entre plusieurs utilisateurs. L’objectif n’est pas de chercher un résultat spectaculaire, mais de savoir si l’équipement trouve naturellement sa place dans le rythme du poste.


Dans ce scénario, l’intérêt de l’exosquelette apparaît surtout lors des phases courtes mais répétées de manutention : reprises de colis, préparation de palettes et flexions fréquentes.
Le test permet également d’établir une règle claire : l’exosquelette n’est pas porté par défaut pendant toutes les tâches. Son usage est ciblé sur les situations où il apporte une assistance utile, et la conduite du chariot fait l’objet d’une validation spécifique avant toute généralisation.
Cette approche progressive facilite l’acceptation par les équipes et évite de déployer un équipement qui ne serait pas adapté à la réalité du poste.
Le cariste ne fait pas que conduire. Il descend souvent du chariot pour contrôler, repositionner, filmer ou manipuler des colis. Un exosquelette peut apporter une assistance sur ces phases physiques répétées, en particulier lors des flexions et redressements.
Oui, si son intérêt est ciblé sur les séquences de manutention autour du chariot. L’objectif n’est pas forcément de porter l’équipement en continu, mais de l’utiliser lorsque les gestes manuels deviennent les plus contraignants.
Pas automatiquement. La compatibilité doit être vérifiée avec le siège, la ceinture ou le système de retenue, les commandes, la visibilité et les consignes de sécurité du site. Dans ce scénario, le test porte d’abord sur les phases de manutention hors conduite.
Les situations les plus pertinentes sont généralement les prises à faible hauteur, les redressements fréquents, le repositionnement de colis, la préparation de palettes et certaines manutentions répétitives réalisées en complément de la conduite.
Le choix dépend des gestes observés, du niveau d’assistance recherché et de la liberté de mouvement nécessaire. Pour des flexions et manutentions répétées, un modèle de soutien lombaire peut être plus pertinent qu’un exosquelette conçu pour un autre type de tâche.
Le plus efficace est de réaliser un essai sur le poste réel avec plusieurs opérateurs. On observe le confort, la gêne éventuelle, l’assistance ressentie et la facilité à alterner entre les différentes tâches avant de décider d’un déploiement.
















L’exosquelette motorisé redonne au corps ce que l’effort et le temps lui ont pris.