Dans un entrepôt, la difficulté ne vient pas toujours d’une charge exceptionnellement lourde. Ce sont souvent les mêmes gestes répétés toute la journée : se pencher pour saisir un colis, se redresser, maintenir une charge quelques secondes ou travailler longtemps dans une posture inconfortable.
L’objectif de cette étude est simple : voir comment un exosquelette peut réduire certaines contraintes physiques sur ces tâches, sans gêner l’opérateur ni compliquer son travail.
Entrepôt logistique
2 semaines de test terrain
Préparation de commandes
L’équipe commence par observer les postes les plus sollicitants. Plusieurs situations ressortent : prises répétées à faible hauteur, flexions du dos, transferts de colis entre palette et chariot, et maintien d’une posture penchée pendant certaines opérations.
Plutôt que d’équiper tout le monde immédiatement, quelques opérateurs testent différents niveaux d’assistance sur leurs tâches habituelles. L’objectif n’est pas de leur faire porter plus lourd, mais de voir si l’équipement rend certains gestes plus confortables et moins fatigants au fil de la journée.


Le projet doit répondre à trois questions concrètes :
Cette approche permet d’éviter un déploiement “sur catalogue” et de partir du besoin réel des équipes.
L’équipe observe les tâches répétitives : prises basses, flexions du dos, maintien de charges et gestes réalisés plusieurs dizaines de fois dans la journée. L’objectif est de cibler les situations où une assistance physique peut réellement apporter du confort.
Les opérateurs prennent en main l’exosquelette directement sur leur poste. Les réglages sont adaptés à chacun et le test porte autant sur l’assistance ressentie que sur la liberté de mouvement, la facilité à marcher, se tourner ou changer de tâche.
Après plusieurs jours d’utilisation, les retours sont comparés : effort perçu, confort, gêne éventuelle et moments où l’équipement est réellement utile. Cela permet de décider si le dispositif doit être déployé, sur quels postes et avec quels réglages.
Vous souhaitez évaluer un exosquelette
dans une démarche de prévention des TMS ?
Le test se déroule directement dans les conditions habituelles de travail. Chaque opérateur prend le temps de régler l’équipement, de s’y habituer et de l’utiliser sur plusieurs séquences représentatives de sa journée.
Les retours sont recueillis simplement : niveau d’effort ressenti, confort, facilité à bouger, gêne éventuelle et situations où l’assistance semble la plus utile. Cette phase est essentielle, car un exosquelette pertinent sur un poste peut l’être beaucoup moins sur un autre.


Dans ce scénario, le test permet surtout de mieux cibler les usages. Les opérateurs apprécient davantage l’assistance sur les séquences avec flexions répétées et prises basses, tandis que certaines tâches plus mobiles nécessitent un réglage différent ou un autre type d’équipement.
Le résultat n’est donc pas “un exosquelette pour tous”, mais un déploiement plus raisonné : le bon dispositif, sur les bons postes, avec des opérateurs impliqués dans la décision.
L’exosquelette devient alors un outil complémentaire d’une démarche plus large de prévention : ergonomie du poste, organisation, aides mécaniques et réduction des gestes contraignants.
Un exosquelette peut contribuer à réduire certaines sollicitations physiques associées à des tâches répétitives ou contraignantes. Il ne garantit pas à lui seul la prévention des TMS et doit être intégré à une démarche plus large d’ergonomie et de prévention.
Les situations les plus pertinentes sont souvent celles qui combinent flexions répétées, prises basses, maintien de charges ou postures prolongées. L’intérêt dépend toutefois du poste, du geste et du type d’assistance proposé.
Non. L’exosquelette complète les actions de prévention existantes : organisation du travail, hauteur des postes, aides à la manutention, formation et réduction des gestes inutiles restent prioritaires.
Le choix doit partir du poste de travail. Il faut identifier les zones du corps les plus sollicitées, observer les mouvements réellement effectués et sélectionner un modèle qui aide sans gêner les autres gestes.
Oui. Un essai terrain est essentiel pour vérifier le confort, les réglages, la liberté de mouvement et l’acceptation par les opérateurs. Un modèle efficace dans une tâche peut être moins adapté à une autre.
Le meilleur indicateur est le retour combiné du terrain : effort perçu, confort, facilité de mouvement, fréquence d’utilisation et capacité à réaliser la tâche sans créer de nouvelles contraintes.
















Le point de départ, ce n’est pas l’exosquelette : c’est le geste de l’opérateur. On regarde d’abord ce qui fatigue, ce qui se répète et ce qui peut être amélioré. Ensuite seulement, on teste l’assistance la plus adaptée.