Dans un entrepôt logistique, certaines tâches restent difficiles à mécaniser complètement : reprendre un colis depuis une palette basse, le déplacer de quelques mètres, le déposer sur un poste de préparation puis répéter le même geste des dizaines de fois dans la journée.
L’objectif de ce test est simple : voir si un exosquelette peut réellement apporter du confort aux opérateurs sur ces phases de manutention, sans ralentir leur travail ni compliquer leurs déplacements.
Entrepôt logistique
1 semaine de test terrain
Poste de préparation et zone de manutention
Le poste retenu combine plusieurs gestes contraignants : flexions pour saisir les charges, redressements répétés, port sur courte distance et dépôts à différentes hauteurs.
Plutôt que d’équiper immédiatement toute l’équipe, l’entreprise commence par un essai sur quelques opérateurs volontaires. L’idée est d’observer ce qui change réellement pendant une journée normale : liberté de mouvement, facilité d’enfilage, gêne éventuelle dans les allées et surtout fatigue ressentie en fin de séquence.


Le projet répond à trois questions très concrètes :
Un exosquelette ne remplace ni les règles de manutention, ni les aides mécaniques déjà présentes. Il vient compléter l’organisation lorsque certains gestes restent physiquement exigeants.
L’équipe commence par repérer les gestes les plus fréquents : prises au sol, redressements, déplacements courts et dépôts de charges. Cela permet de choisir un exosquelette cohérent avec le poste plutôt qu’un modèle surdimensionné ou mal adapté.
Les opérateurs utilisent l’équipement pendant leurs tâches habituelles. On observe la liberté de mouvement, le confort, la facilité d’enfilage et les moments où l’assistance est vraiment perceptible.
À partir des retours des utilisateurs, les réglages sont affinés et l’entreprise identifie les postes où l’exosquelette apporte le plus de valeur. Le déploiement peut ensuite être élargi progressivement.
Vous souhaitez tester un exosquelette sur un poste de manutention ou de préparation de commandes ?
Le test est volontairement mené dans les conditions réelles du poste, avec les charges, les hauteurs de prise et les déplacements habituels. C’est le meilleur moyen de savoir si l’équipement s’intègre naturellement dans le quotidien des opérateurs.
Pour les manutentions les plus exigeantes, un modèle actif comme l’Exia de German Bionic peut assister les phases de levage et de transport. Sur des besoins plus ciblés au niveau lombaire, des solutions comme les Fillsense Y20 ou Q20 peuvent être envisagées. Le choix dépend avant tout du geste, de la fréquence et du ressenti des utilisateurs.


Dans cette étude, l’intérêt principal apparaît sur les séquences répétitives : les opérateurs ressentent davantage l’assistance lors des prises basses et des redressements, tout en conservant leur mobilité dans la zone de préparation.
Le test permet aussi d’éviter une erreur fréquente : vouloir équiper tous les postes de la même manière. Certaines tâches profitent beaucoup de l’exosquelette, d’autres très peu. Le bon résultat est donc autant ergonomique qu’organisationnel : équiper les bons gestes, avec le bon niveau d’assistance.
L’entreprise dispose finalement d’un retour concret pour décider si le dispositif doit être déployé sur d’autres équipes ou réservé aux postes les plus sollicitant.
Un exosquelette apporte une assistance physique pendant certains gestes répétitifs ou contraignants. En logistique, il peut notamment accompagner les phases de levage, de redressement, de port de charge ou de travail en position penchée.
Non. L’exosquelette n’a pas vocation à augmenter les limites de charge autorisées ni à remplacer les règles de manutention. Il sert à réduire une partie de l’effort ressenti par l’opérateur pendant les gestes déjà prévus au poste.
Les prises basses, les redressements répétés, le port de charges sur courte distance et certaines postures penchées sont parmi les usages les plus courants. Le bénéfice dépend toutefois du modèle et du poste de travail.
Il faut partir des gestes réellement effectués, de la fréquence des manutentions, des contraintes d’espace et du niveau d’assistance recherché. Un essai en situation réelle permet de vérifier rapidement si le modèle convient aux utilisateurs.
Une prise en main est recommandée pour apprendre à régler correctement l’équipement, l’enfiler et adapter le niveau d’assistance. Quelques essais progressifs facilitent aussi l’appropriation par les opérateurs
Pas forcément. Les besoins peuvent varier fortement entre préparation de commandes, réception, expédition ou manutention de pièces lourdes. Il est souvent plus pertinent d’équiper d’abord les postes où l’assistance apporte un bénéfice clair.
















Un exosquelette n’a d’intérêt que s’il se fait oublier pendant le travail. Le plus important est de partir du geste réel de l’opérateur, de tester l’équipement avec lui et d’ajuster l’assistance avant de parler de déploiement à grande échelle.